9e Congrès international du Réseau Francophone de Soins Palliatifs Pédiatriques

9ème Congrès international du Réseau Francophone de Soins Palliatifs Pédiatriques

Il se tiendra les 21 et 22 octobre 2021 à Yaoundé

Le mot des organisateurs

Cet événement aura lieu pour la première fois en Afrique. Mais malheureusement au vu de l’évolution de la pandémie du Covid 19, particulièrement en Europe et en Amérique du Nord, et même si actuellement le continent africain ne semble pas aussi affecté par ce virus, nous avons pris la décision de déplacer la date de cet événement aux jeudi 21 et vendredi 22 octobre 2021. Ce renvoi nous permettra certainement de nous donner le temps nécessaire pour connaître l’évolution de la pandémie et surtout l’espoir que nos gouvernements, les chercheurs, les cliniciens ainsi que l’OMS auront ensemble trouvé des solutions à long terme pour maîtriser ce virus. Nous vous encourageons à continuer de nous envoyer vos propositions de communication orale et d'affiches et nous vous tiendrons au courant au début de cet automne des dernières informations concernant la tenue de notre congrès. Nous saisissons cette opportunité pour adresser notre soutien à tous les collègues du Nord comme du Sud, dont nous savons l’engagement sans faille, qui procurent des soins souvent dans des conditions très difficiles et notre compassion à toutes les personnes touchées par la pandémie du Coronavirus (COVID-19). Et nous terminerons par cette phrase, souvent répétée en Afrique, et qui prend tout son sens en cette période trouble de l’humanité : "ON EST ENSEMBLE"
 Pr Nago Humbert, Président du Réseau Francophone des Soins Palliatifs Pédiatriques 
Pr Angèle POndy,  Présidente du comité d’organisation

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant: https://www.pediatriepalliative.org/9e-congres-international-du-reseau-f...

 

Recommandations sur la sédation palliative dans les pays francophones

État des lieux des recommandations sur la sédation palliative chez l’adulte dans les pays francophones

 Voici une belle collaboration internationale en faveur des pays  africains et autres pays francophones. Martyna Tomczyk (post-doctorante en éthique à Louvain, en photo ci-dessous) nous a informé de la publication  de son article intitulé "État des lieux des recommandations sur la sédation palliative chez l'adulte dans les pays francophones" (Tomczyk M, Viallard ML, Beloucif S) qui venait d'être publié dans le dernier numéro de la revue "Le Bulletin du cancer" . Devant la problématique d'accés gratuit de cet article, Martyna a sollicité les responsables de l'édition "Elsevier Masson SAS" (le Pr Jacques Olivier Bay, directeur de la revue -Bulletin du Cancer et Mme Sempé, Directrice éditorial adjoint-Département revues d'ELSEVIER MASSON) et voici sa demande:
".... je me permets de vous demander l'autorisation de publication de l'article évoqué plus haut, en accès libre, sur le site de la Fédération francophone internationale des soins palliatifs (https://www.ffisp.org/) et celui de Forum palliaafrique (https://forum-palliafrique.org/), afin que nos collègues africains puissent y avoir accès et donc lecture". 

La réponse a été positive et nous profitons de ce partage pour remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées pour obtenir ce partage de connaissance. Voici le lien que vous pouvez utiliser pour accéder à l’article qui est maintenant disponible en accès gratuit sur notre plateforme Science Direct sur l’année 2021.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0007455120304884

 Bonne lecture!

   Martyna Tomczyk

 

Évaluation en ligne de la lutte contre le cancer au Sénégal par l’AIEA et ses partenaires

Évaluation en ligne de la lutte contre le cancer au Sénégal par l’AIEA et ses partenaires (31/01/2021)

*Giovanni Saporiti, Département de la coopération technique de l’AIEA et Kendall Siewert, Département de la coopération technique de l’AIEA

La lecture instructive sur l'analyse de l'évolution des cancers au Sénégal

Le matériel de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff (Dakar), l’un des centres de lutte contre le cancer examinés par l’AIEA et ses partenaires dans le cadre de l’examen imPACT effectué au Sénégal en décembre. Saliou Tall, Directeur de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff, à Dakar, pointe son appareil photo vers un scanner IRM, prend une photo et l’envoie. À des milliers de kilomètres de là, une experte internationale de la lutte contre le cancer entend le tintement de son téléphone. Cette spécialiste et d’autres experts ont utilisé cette photo et des centaines d’autres, ainsi que des vidéos et des entretiens avec plus de 50 parties prenantes sénégalaises, pour évaluer les capacités et les besoins du pays en matière de lutte contre le cancer, lors d’une récente mission d’examen imPACT. « En ces temps incertains et difficiles, il faut de la détermination et de la souplesse pour donner à toute la population sénégalaise l’accès au services de base, notamment aux soins de santé. Le Sénégal est déterminé à combattre le cancer et nous avons maintenant de précieuses indications pour mieux œuvrer en faveur de l’accès de tous aux soins», dit Siga Diop, représentant du Directeur général de la santé publique. L’AIEA et ses partenaires, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), ont effectué l’examen de juillet à décembre 2020 sous forme virtuelle en raison des restrictions de voyage dues au coronavirus. Il ressort de l’examen que le Sénégal pourrait avoir l’un des systèmes de lutte contre le cancer les plus avancés d’Afrique de l’Ouest, dit Geraldine Arias de Goebl, chef de la Section de l’examen et de la planification de la lutte contre le cancer à l’AIEA. Les recommandations des experts ont porté sur des interventions touchant tous les domaines de la lutte contre le cancer, telles que renforcer la formation et le recrutement du personnel médical et paramédical, notamment de spécialistes en oncologie pédiatrique et en soins palliatifs. Pour réduire le nombre élevé de cancers avancés et diagnostiquer ou traiter plus de cas plus tôt, quand les chances de guérison sont plus élevées, les experts ont recommandé d’étendre le programme de vaccination contre le VPH et d’améliorer la maintenance du matériel de diagnostic. Ils ont ajouté que les services de cancérologie des hôpitaux régionaux auraient besoin d’un appui accru. L’examen a été effectué sous la direction du Ministère de la santé avec le concours d’organisations de la société civile et de dix centres de soins publics et privés de tout le pays. Toutes les étapes de la lutte contre le cancer ont été examinées: planification, surveillance, prévention, détection rapide, diagnostic, traitement et soins palliatifs. Les discussions ont également porté sur des considérations de sûreté et de sécurité radiologiques. L’examen a abouti à des recommandations spécifiques concernant certains cancers, tels que le cancer pédiatrique et le cancer du col de l’utérus. Le CIRC a estimé en 2020 que chaque année plus de 11000 personnes étaient atteintes d’un cancer au Sénégal et que près de 8000 en mouraient. Le cancer du col de l’utérus est la première cause de mortalité par cancer dans le pays et l’une des cinq causes principales de mortalité en général. On prévoit que ces chiffres augmenteront substantiellement et atteindront en 2030 plus de 16000 nouveaux cas et plus de 11000 morts. Le CIRC fonde ses estimations sur diverses données, notamment les registres du cancer, conçus pour recueillir, conserver et gérer les données des patients atteints de cancer. «Il importe au plus haut point que notre Ministère réactive le registre sénégalais du cancer afin de recueillir et de traiter des données fiables des principaux centres du pays pour comprendre et combler les lacunes de la lutte contre le cancer», dit Babacar Gueye, Directeur de la lutte contre les maladies au Ministère de la santé et de l’action sociale du Sénégal. L’examen fournit aux partenaires stratégiques un cadre de référence pour améliorer la compréhension, la planification, la coordination et la mobilisation des ressources en collaboration avec le Gouvernement sénégalais, dit Siaka Coulibaly, Coordonnateur résident des Nations Unies au Sénégal. Le Gouvernement procèdera ensuite à la mise à jour et au calcul des coûts d’un plan national de lutte contre le cancer. «L’examen imPACT apporte au pays d’importantes données de référence et de précieux axes de travail mais ce n’est que le point de départ», dit Jean-Marie Dangou, Coordinateur du Programme de gestion des maladies non transmissibles au sein du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. «Le plus dur reste à faire. Le rôle directeur du Ministère de la santé est crucial, tout comme l’appui et les orientations que l’AIEA, l’OMS et le CIRC fournissent pour aider le gouvernement à lutter contre le cancer». Les recommandations issues de l’examen imPACT peuvent aussi contribuer à orienter la planification programmatique du pays avec l’AIEA, l’OMS, le CIRC et d’autres organisations. Par son programme de coopération technique, l’AIEA aide le Sénégal à renforcer la médecine nucléaire et à améliorer la radiothérapie aux fins du traitement du cancer. Cette mission d’examen imPACT a été la première effectuée partiellement en ligne en raison des restrictions de voyage à l’échelle mondiale. Une mission sur place aura lieu lorsque les voyages seront autorisés, pour tenir un dialogue de haut niveau et vérifier certaines des constatations formulées à distance. Le Programme d’action en faveur de la cancérothérapie (PACT) L’AIEA apporte une aide aux États Membres sous la forme d’une formation théorique et pratique dispensée au personnel, de services consultatifs techniques, de fourniture de matériel, d’outils et d’équipement, et d’un appui en matière de sûreté radiologique et d’assurance de la qualité. Le PACT fournit une assistance en matière de lutte contre le cancer sous la forme des examens imPACT, de la mobilisation de ressources et de l’aide à l’élaboration de documents stratégiques, comme les plans nationaux de lutte contre le cancer et les documents relatifs au financement négociables en banque. Le PACT appuie aussi les activités de l’AIEA relatives au cancer menées dans le cadre du programme de coopération technique, du programme relatif à la santé humaine et d’autres programmes. La technologie nucléaire joue un rôle essentiel dans le diagnostic et le traitement du cancer. Au cours des soixante dernières années, l’AIEA a acquis des compétences techniques et une expérience solides en matière de mise à disposition de technologies de médecine nucléaire et de radiothérapie dans les pays en développement. L’AIEA a créé le PACT en 2004 dans le but d’assurer l’intégration de la radiothérapie dans la lutte intégrée contre le cancer et de s’associer à d’autres organisations internationales, comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en vue de lutter de manière globale contre le cancer. Depuis, elle a collaboré étroitement avec l’OMS, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’Union internationale contre le cancer (UICC) et bien d’autres partenaires concernés en vue de mettre en place une coalition de partenaires mondiaux œuvrant pour la lutte contre le cancer dans les États Membres de l’AIEA à revenu faible ou moyen. La contribution de l’AIEA à cette coalition est axée principalement sur la médecine radiologique, conformément au mandat de cette organisation. La menace croissante du cancer D’après le Centre international de recherche sur le cancer, il y a eu en 2018 plus de 18 millions de nouveaux cas de cancer et plus de 9,5 millions de décès liés à cette maladie. On prévoit que d’ici 2030, il y aura plus de 24 millions de nouveaux cas de cancer chaque année et le nombre de décès s’élèvera à 13 millions. Les pays à revenu faible et intermédiaire seront les plus touchés par cette augmentation. On estime qu’environ 70 % des décès dus au cancer survenant d’ici 2030 auront lieu dans ces pays. Les chances de survie des patients atteints de cancer sont beaucoup plus importantes lorsque ceux-ci ont accès à des services de détection précoce et de traitement à un coût abordable. L’un des objectifs de développement durable de l’ONU pour 2030 est de réduire d’un tiers le nombre de décès prématurés dus à des maladies non transmissibles, comme le cancer. La réalisation de cet objectif ambitieux pourrait permettre d’éviter au moins 40 millions de décès dus au cancer. Cependant, elle requiert des efforts concertés de la part de divers partenaires dans de multiples secteurs, afin que les ressources puissent être accrues dans une large mesure et qu’un engagement politique fort en faveur d’une lutte globale efficace contre le cancer puisse être obtenu. 

L’email a bien été copié

L’email a bien été copié

L’email a bien été copié

L’email a bien été copié

Mission ADESPA-FISP-VOPACA au Cameroun

Mission au Cameroun pour le projet de DU de soins palliatifs (SP) à Douala (Partenariat Bordeaux-Douala)

Le séjour et des rencontres stratégiques ont eu lieu du 13 au 18 décembre 2020. Accompagné de Mme Mychelle Bourbon, secrétaire générale de l'association ADESPA (ex-ACA2), le professeur Benoît BURUCOA, président de la FISP, a pris part à la délégation bordelaise du programme multithématique Bordeaux-Douala. Deux grands objectifs étaient à l'odre du jour:

  • la préparation du programme du DU et la rencontre avec le comité pédagogique
  • la rencontre avec l’équipe VOPACA sur le projet ESOP-FOSAL

De nombreuses rencontres et séances de travail ont rempli et enrichi leur séjour et fait progresser les projets. Citons à titre d’exemples les rencontres avec le Doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie pour le projet de diplôme universitaire de soins palliatifs, avec le Directeur de l’hôpital de District de Nylon, avec l’équipe de soins palliatifs et la direction de l’hôpital régional de Nkongsamba à 200 kms de Douala pour l’installation de deux laboratoires de morphine et pour des formations des personnels.

 

 

 

 

 

ADESPA (Association pour le Développement des Soins Palliatifs en Afrique )

ADESPA (ex-ACA2)

En juin 2020, le président de l'association ACA2, le Professeur Benoît BURUCOA annonçait le changement de nom prévu avant la fin de l'année 2020 dans ces termes: "Que notre barque ACA2, qui sera très bientôt renommée, migre vers des rivages où la vie sera moins dure jusqu’au dernier souffle pour beaucoup je l’espère, «là-bas, pas si loin». Le 9 novembre 2020, le nouveau nom a été voté à l'unanimité: ADESPA (Association pour le Développement des Soins Palliatifs en Afrique )

Cette association a pour objectif principal: le développement des soins palliatifs et de l’accompagnement bénévole dans les pays du continent africain. Dans une dynamique de réciprocité et d’autonomie, l'ADESPA a notamment pour objectifs secondaires:

  • Le soutien de programmes et de structures spécifiques de soins palliatifs et d’accompagnement bénévole et pour cela:
  • Le développement de toute forme d’aide et de soutien
  • La mise à disposition de ressources humaines, matérielles, thérapeutiques, techniques
  • L’information, la sensibilisation, la formation en soins palliatifs et en accompagnement bénévole
  • Le soutien des professionnels de structures de soins palliatifs et d’accompagnement bénévole

Collection de films "Paroles de pionniers" de la SFAP

Collection de films "Paroles de pionniers" de la SFAP

C'est avec grand plaisir que la SFAP vous annonce la sortie de la collection de films "Paroles de pionniers" réalisée par Vincent Barillet, produite par Zid et Zen communication pour la SFAP. La SFAP a décidé de réaliser un film de recueil de témoignages des pionniers de notre mouvement qui ont contribué à l’essor des soins palliatifs en France. Devant l’objectif de la caméra, ces témoins livrent leur réflexion sur leur parcours professionnel et les soins palliatifs et plus généralement portent un regard personnel sur la perception de la fin de vie dans notre société. Ces films croisent les points de vue des pionniers et personnalités interviewés sur les thématiques abordées lors des interviews. La collection de films " Paroles de pionniers " est la synthèse par thème. Chacun des films fait entre 10 et 25 minutes. Nous tenons, par ce mail, à remercier une nouvelle fois chaleureusement tous les pionniers et personnalités qui interviennent dans cette série documentaire historique : · Chaque témoignage permet de donner des clés pour mieux appréhender l’histoire et le développement de l’accompagnement et des soins palliatifs afin de favoriser leur diffusion. Ces films diffusés sur le site internet de la SFAP et sur You Tube ont pour vocation de : raconter une histoire et de montrer la dynamique propre à ce mouvement former des professionnels de santé et des bénévoles d’accompagnement qui prennent en charge au quotidien les patients sensibiliser des hommes et femmes politiques pour un meilleur développement des soins palliatifs en France dont les principaux bénéficiaires sont les usagers (patients et proches) promouvoir le mouvement des soins palliatifs en France et ainsi sensibiliser le grand public informer pour les patients afin qu’ils connaissent leur droit et les différentes structures qui existent.

Les films seront disponibles sur la chaîne Youtube de la SFAP au rythme d'un par jour entre le 10 et le 24 septembre (https://www.youtube.com/channel/UCo-nT0cQkmYKS-g7XUP_Cgg)

Fin de vie et soins palliatifs en temps de pandémie

Fin de vie et soins palliatifs en temps de pandémie

Jeudi 15 octobre de 14h à 17h30 (heure française) en ligne (Évènement gratuit sur inscription avant le 14 octobre 2020): La Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie et le Réseau québécois de recherche en soins palliatifs et de fin de vie (RQSPAL) organisent leur premier séminaire en ligne franco-québécois.

 La pandémie bouleverse les réseaux de santé dans de nombreux pays. Si la couverture médiatique dresse un portrait quotidien de la situation aux soins intensifs et de la situation précaire dans lesquelles les populations à risque se trouvent, rarement entendons-nous parler de l'importance centrale d'offrir des soins palliatifs et de fin de vie de qualité pendant cette pandémie. En effet, le recours aux organismes communautaires qui fonctionnent bien souvent grâce à des bénévoles âgés, un bouleversement des processus de deuil et des rites funéraires, la grande difficulté d'obtenir du répit pour les familles et les proches-aidants  ainsi que l'impossibilité de visiter des membres de la famille lors des dernières heures de vie sont autant de réalités auxquelles les organismes et les personnes œuvrant dans le secteur des soins palliatifs et de la fin de vie ont dû faire face.

 Inscription

 Programme détaillé et informations complémentaires :
https://www.fourwav.es/view/2185/info/

 

Explosion au Liban

Explosion au LIBAN

Le bilan de la double explosion meurtrière à Beyrouth au Liban est terrible. Nos pensées s'adressent tout particulièrement à ce pays membre de la FISP et à son représentant, le Pr Michel Daher.

Le message du président de la FISP, envoyé le jour même: "Cher Michel, Au nom de tout notre comité, je viens te transmettre toute notre sympathie pour le drame qui touche le Liban et sa capitale sur fond de crise financière, économique et sociale ! Avant tout nous espérons que tu n’es pas touché directement, toi et les tiens, par cet évènement majeur qui a fait tant de dégâts. Nous aimerions aider, soutenir. Merci de nous transmettre toute information que tu juges utile à cet égard. Dans l’attente de tes nouvelles même brèves, amitiés, avec nos encouragements les plus vifs ! " Benoît BURUCOA pour la FISP

La lettre du président de la FISP en cette période du Corona Virus

Citoyens de la planète contre redoutable Virus SARS-CoV-2

Elles, ils, vous, nous, elle, il, tu, je…

Nous avons peut-être en nous cette conscience de porter le poids d’une responsabilité collective devant ce que nous vivons en ces temps inédits, il y a trois mois invraisemblables, menaçants comme une vague de tsunami sanitaire, en ces temps de « guerre », comme l’on répète. Cette guerre du COVID-19, selon l’état actuel des connaissances et des possibilités thérapeutiques, nous ne la gagnerons pas vraiment, quoiqu’on en dise. En fait, elle s’achèvera naturellement, de sa propre mort. Mais nous devons lutter, et endiguer ce COVID-19 ! En France, grâce à notre système de santé de qualité, bien qu’écorné et étriqué à certains égards depuis 20 ans, nous nous défendons becs et ongles, en un ressaut sincère de qualité professionnelle, de civisme, d’altruisme. Nous entendons nos responsables politiques répéter « quoiqu’il en coûte », mais cette lutte a un prix lourd : qui le paiera, et aux dépens de qui ? A posteriori, et sans volonté de polémiquer en ce moment de tension majeure, il apparait dommage de ne pas avoir anticipé. Le VIH, Zika, Ebola, le SARS-Cov-1, étaient passés par là, tels des Attila ! Ces moyens de défense antivirale sont terriblement inégaux d’un bout à l’autre de notre planète malmenée. Ce qui est terrible ici, dans notre « vieille Europe », peut devenir dramatique et catastrophique plus au sud, particulièrement sur le continent africain, « là-bas, pas si loin ». Nous soulevons en ce moment, chaque jour, des questions urgentes : combien de gel hydro-alcoolique, de masques, de réactifs pour les tests de détection PCR, de scanners, de respirateurs artificiels et de réanimateurs, d’ampoules de morphinique et de benzodiazépine ? Mais dans bien des pays ces questions se poseront de façon aigüe, stridente, et ne trouveront que des réponses partielles et insuffisantes, au détriment de la population, par manque de moyens, notamment de soins primaires pourtant peu couteux, par manque de répartition des ressources, jusqu’au dénuement. Pourtant nous le savons, un état des lieux mondial est étudié, rédigé, décortiqué. De nombreux documents en attestent. Certains proposent des méthodes de résolution très bien conçues. Mais cela change-t-il vraiment sur le terrain ? Des êtres humains meurent sans soulagement, dans le silence d’émotions et de deuils impossibles : c’est insupportable. Des guerres, des terrorismes font rage ou éclatent. Des dictatures ne sont pas dénoncées, maintenues à cause d’intérêts privés et/ou privatifs : c’est inconcevable. Certains pays émergent, il est vrai, quelle joie ! D’autres restent pauvres malgré leurs richesses naturelles, souvent volées aux yeux de tous, par contraste avec un vide médiatique sidéral, avec en miroir un vide juridique international : qui protège qui ? Oui, nous avons laissé aller cette planète à vau-l’eau, à flot, à hue et à dia. Diable oui, nous prenons notre part de responsabilité à la cécité, à l’inéquité, à la satiété, à l’obésité, au diabète de nos sociétés dites développées. Nous nous sommes comportés envers Dame Terre, comme envers nos semblables, comme des prédateurs, et ainsi nous avons fait preuve d’une forme de violence. Peut-être une amertume dans la bouche ne nous quitte-t-elle pas, transforme-t-elle le goût de notre vie ? Cela pourrait être un petit malaise passager. Mais cette gêne n’abandonne pas certains d’entre nous, un vrai poil à gratter. Alors nous vivons avec cette démangeaison, nous la domptons et parvenons à l’oublier de temps en temps, à force de travailler, de nous occuper, de planifier, de courir après le temps. Dans le fond, c’est le propre de l’humanité, cette angoisse vitale. Nous nous efforçons de la dompter, en développant une belle capacité de dénégation, de cécité partielle, d’activisme… Les mots « progrès, développement, qualité de vie » correspondent bien à des réalités, veulent nous encourager à construire, produire, enrichir. Mais force est de constater, les droits de l’homme, les réputées « Liberté, Egalité, Fraternité », le lien social et solidaire, la protection des plus vulnérables, sont bafoués de jour en jour, partout sur la surface du globe, y compris dans notre pays. Notre monde est en mal d’équilibre, en quête de souffle, en comorbidités chroniques : la faim, la guerre, les extrémismes, les meurtriers feux d’artifice météorologiques, cette irréductible béance entre les pays du nord et les pays du sud…Maintenant surgit cette pandémie virale au COVID-19 sans précédent ! Nous tentons de garder les yeux ouverts devant cette Terre, de la regarder droit dans les yeux, et cela peut faire mal. De la honte, peut découler une contestation, une colère. Nous pouvons la garder en nous cette colère, résolument, la laisser se transformer si possible en une énergie qui recherche des synergies. Nous nous tournons vers autrui, et cela se produit. Par exemple, méditons sur des équipes géniales d’un service hospitalier, d’associations aux noms ou acronymes mystérieux dont Alliance, Ambre, PalliaAquitaine, SFAP, EAPC, ACA2, FAASP, HAF, HAU, FISP. Sans ce miracle, nous mourrions au sens figuré de dyspnée terminale, d’asphyxie, d’étouffement, de détresse respiratoire aigüe. Oui, comme ce patient agressé et menacé par le coronavirus du moment, nous avons besoin de réanimation, d’une équipe salvatrice, à l’instar de ces professionnels de santé chevaliers des temps modernes. Cette réanimation collective est toujours d’actualité et encore possible ! Refuser les exclusions, accepter autrui d’où qu’il vienne, donner de la place au différent même étranger, respecter la biodiversité de la nature, penser le développement durable. Voilà ce qui pourrait nous rendre plus forts ensemble en temps normal, et face à la virulence d’une épidémie qui pourrait frapper de nouveau. Durant cette crise sanitaire, un élan de générosité, un fort potentiel de mobilisation, un dynamisme partagé par la majorité, se révèlent plus larges et profonds qu’on ne l’imagine en temps calmes. Un espoir naît pour nos sociétés. Alors repensons demain, dès maintenant, après il pourrait être de nouveau trop tard ! Notre monde a tant besoin de tendresse, d’authenticité, de respect de l’humain, de tous les êtres vivants, de la nature toute entière. Mais qui va sauver la planète ?! Elles, ils, vous, nous, elle, il, tu, je… Benoît BURUCOA, le 28 mars 2020 Président d’ACA2 et FISP

Conférence sur la douleur et les soins palliatifs au Burkina Faso 2019

Stratégies de formation en évaluation et traitement de la douleur et en soins palliatifs au Burkina Faso

Un colloque s'est tenu à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso le 2 et 3 décembre 2019 sur le thème; prise en charge de la douleur et soins palliatifs.

Le Pr Benoit Burucoa a participé activement à ce colloque auprès de l'association Hospice Burkina, membre de la FISP, en présence du Dr Anne Merriman (Ouganda) et du Dr Esther Dina Bell (Cameroun) .

 

Pages